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L'histoire du village

On ne connait rien de précis sur l’étymologie de « Jossigny ». Peut-être a-t-il appartenu à quelque romain nommé Jausenius ou Jousinius. On serait fondé à le croire vu la singularité de ce nom. Depuis son origine, l’écriture a souvent changé et l’on n’en dénombre pas moins de treize orthographes de 1203 à 1672.

La terre de Jossigny appartenait depuis un temps immémorable à l’abbaye Sainte-Geneviève de Paris, ceci attesté par une bulle du pape Alexandre II (1061-1073) qui confirmait les biens de cette abbaye.

On peut lire dans la seconde copie du testament de Saint-Rémi, évêque de Reims, inséré par Flodoard (historien ; 894-966) dans son histoire, que Clovis donna à Sainte-Geneviève la terre de Grusiniacum. Comme ce nom, ne saurait s’appliquer à aucun autre lieu des environs, on peut penser qu’il y avait erreur de la part du copiste, qu’il fallait lire Jausiniacum, et que c’est de Jossigny dont il est question dans cet acte. Si ce fait était vrai, l’origine de Jossigny semblerait remonter à l’époque de Clovis Ier ; mais comme il n’est question de Gausiniacum que dans une addition au testament et nom dans le testament lui-même, il est plus que probable que ce n’est pas à la personne de Sainte-Geneviève que la terre de Jossigny a été donné, mais bien à son église, soit par Clovis II (635-657) ou III, soit par Louis Ier (778-840) ou même Louis II (846-879).

Ce qu’il y a de certain, c’est que, bien avant l’an 1170, les chanoines de l’église Sainte-Geneviève de Paris avaient des possessions à Jossigny, puisqu’à cette époque ils firent un accord avec les détenteurs du fief de Jossigny, à l’occasion du droit de brenage. C’est ainsi que l’on nommait le droit qu’avaient les chevaliers d’exiger des gros décimateurs une certaine quantité de grosse farine pour nourrir leurs chiens de chasse.

Petit à petit, l’Abbaye s’enrichissait et s’agrandissait par des donations ; ainsi en 1227, Guy du Port donna au couvent de Sainte-Geneviève et à toute la communauté de Jossigny, « un arpent de marnière qui allait de Jossigny à Fontenelle avec toute justice et autres droits ». De même, Armand de Chanteloup légua 12 arpents de terre, Simon de Lizy 23 arpents et Jean de Bailly le cinquième de ses terres.

Les habitants de Jossigny paraissent avoir été affranchis, comme la plupart des « hommes de corps » des autres églises, vers le milieu du XIIIe siècle, moyennant certaines redevances.

Ce village fut, au XVe siècle, comme les autres villages voisins, complètement dévastés par les guerres civiles, au point qu’il était devenu presque inhabitable.

Pendant les guerres de religion, Jossigny eut beaucoup à souffrir du pillage des soldats qui y ont séjourné. L’église fut dévastée et beaucoup de maisons furent incendiées.

Avant la Révolution, plusieurs fiefs, qui relevaient directement des religieux de Sainte-Geneviève, existaient dans la commune. Monsieur de Bragelongne, doyen de la cour des aides, possédais, dès l’an 1550 une maison de plaisance avec parc. Leconte des Graviers, possédait, vers l’an 1700 les terres du Bois Ripault et du Demi Muid (derrière la ferme les Collinières et de part et d’autre la ligne TGV) dont il s’instituait le seigneur. En 1705 il épousa Melle de Bragelongne et fit construire le château actuel. Le fief du Bout du Four et de Mauperthuis (à la sortie du village, rue de Lagny) appartenait en 1737 à André Frain, seigneur de Mauperthuis.

Après la Révolution, Monsieur Leconte des Graviers accepta les idées nouvelles et il n’émigra pas et put ainsi conserver intactes ses propriétés. C’était un homme philanthrope et très estimé de la population.

Au cours du XIXe siècle, de part sa position géographique, le village eut beaucoup à souffrir des différentes invasions.

 

Les écarts de Jossigny :

Belle-Assise : un moulin appartenait en 1490 à une ferme dénommée « du Tertre ». Plus tard le château de Belle-Assise fut construit sur les terres de cette ferme, et l’ensemble prit le nom de « fief de Belle-Assise » en 1537. Il eut plusieurs propriétaires, dont Nicolas Fouquet. Après la Révolution, il fut vendu comme bien national (1795). En 1828, l’ensemble devint la propriété du le Baron de Rotschild. Faute de travaux, le château disparut vers 1840. Il ne reste plus que le moulin, propriété de la commune de Jossigny.

Maulny : ancien fief avec une ferme et une chapelle sous le nom de Saint-Léonard. Cette chapelle existait déjà dès le XIVe siècle. Elle a appartenu à la famille Fouschard. La terre de Maulny fut vendue au XIXème siècle à Monsieur le Baron de Rotschild.

La Motte : c’était un château qui s’appelait « la Motte Courmerier », surnom d’un de ses propriétaires. Il a depuis été appelé « la Motte Goulas », du nom d’un autre propriétaire Jean Goulas, trésorier des guerres qui en était seigneur en 1606. En 1668, Charles Malo, seigneur de la Motte, obtint que le château et ses dépendances soient séparés de la paroisse de Jossigny pour être réunis à celle de Serris. Ce château n’est plus aujourd’hui qu’une ferme, qui a appartenu aussi à la famille Leconte des Graviers.

Fontenelles : domaine, qui dépend aujourd’hui de la commune de Chanteloup, on suppose depuis le XVIIe siècle,  qui porte ce nom depuis le XIIIe siècle. Le nom de Fontenelles vient de la quantité importante de fontaines qui toutes ont leurs sources sur les terres qui composent ce domaine.

Génitoy : l’origine est antérieure au XIIe siècle. C’est au château du Génitoy (XVIIe siècle), alors sur le domaine de Jossigny, que naquit César de Bourbon Comte du Vexin, troisième des huit enfants de madame de Montespan et de Louis XIV et dixième des seize enfants du Roi. A cette époque, ce château appartenait à Louis Sanguin, seigneur de Livry, premier maître d’hôtel du Roi. Il est maintenant sur le domaine de Bussy-Saint-Georges.

Le territoire de la commune a diminué en 1825, date à laquelle les hameaux de Fontenelle, du Genitoy et du Gibet sont détachés.

 

L’agriculture a été pendant longtemps l’activité principale du village : le sol était généralement fertile et il produisait en abondance céréales, fourrages, betteraves et même de la vigne sur le versant du plateau de Belle-Assise. De belles allées de pommiers et poiriers bordaient les chemins. Les fromages de qualité supérieure étaient une richesse. Vers 1900 on dénombrait 28 exploitations dont 6 de plus de 50 ha.

L’artisanat était prospère et toujours vers 1900 on recensait un charron, un pressoir à cidre, un boucher, un boulanger, deux maréchaux, un serrurier, deux maçons, un bourrelier, un menuisier, trois épiciers, deux marchands de nouveautés. La Fabrique employait jusqu’à 80 personnes à la confection de margotins, petits fagots de bois pour allumer le feu, que l’on livrait à Paris.